S’il
y a bien un film mythique dans la carrière pourtant riche d’Arnold Schwarzenegger
c’est pour moi sans l’ombre d’un doute celui-ci. De la réalisation au casting
en passant par la musique tout dans ce film respire la classe. De mon point de vue
le premier film de la saga est inégalé et inégalable et les raisons sont
claires. Une suite était inéluctable mais était-elle nécessaire ? Pour moi
non !
Le
premier film est un film unique et spécial pour diverses raisons et je vais en
citer quelques-unes.
Un casting 5 étoiles avec des acteurs class, badass et qui dégagent une grande
puissance. De plus ces acteurs ont littéralement donné vie à leurs personnages.
Je vois par exemple mal un autre acteur que Schwarzie correspondre autant au
personnage de Dutch, idem pour les autres en passant par le predator interprété
par feu Kevin Peter Hall. Quel casting impressionnant avec des gros bras et des
grandes gueules. De plus l’alchimie entre eux est juste incroyable.
Une
réalisation parfaite. John Mc Tiernan fournit ici une de ses meilleures
prestations et pourtant le gars a une sacrée filmographie. Le film est
puissant, sauvage et avec une tension qui ne baisse jamais. Il a réussi aussi à
faire de la forêt un personnage vivant. Elle est omniprésente, étouffante et
même terrifiante et là il faut saluer le travail magnifique de Mc Tiernan. A vrai dire elle est un ennemi au même titre que le
prédateur. Et à la fin du film si le héros parvient à s’en sortir c’est parce
qu’à son tour il réussit à faire de la forêt son allié.
Une musique géniale. Alan Silvestri nous livre ici une œuvre magistrale semblable
de mon point de vue au travail remarquable d’un John Williams sur des œuvres
majeures comme Indiana Jones, Superman ou les dents de la mer. Qui pourrait
donc nier que cette musique est légendaire pour les amateurs du genre ?
Elle est reconnaissable entre mille.
Les conditions de tournage étaient extrêmes et ont sans aucun doute contribué à
rendre ce film unique et authentique. Le film s’est tourné en forêt et cela se
ressent. Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas tricher et s’il y a
un film où cela est manifeste c’est bien ici.
Mais
peut-on oublier aussi le travail de l’équipe d’effets spéciaux et des
maquilleurs ? Monsieur Stan Winston fait honneur à sa réputation en nous créant un
monstre plus vrai que nature. Une créature qui comme le dit Schwarzie dans le
film n’a pas une gueule de porte-bonheur. Sans oublier les cadavres dépecés par
le prédateur qui sont criants de vérité. Quant aux effets spéciaux ils sont
remarquables. Les effets optiques utilisés pour rendre le monstre transparent sont
extraordinaires.
Je
pourrais citer encore d’autres raisons qui font que ce film est un monument comme notamment les phrases cultes. Je
dirai pour résumer que c’est la rencontre entre un metteur en scène doué, des
acteurs motivés et charismatiques, un compositeur génial, une équipe d’effets
spéciaux compétente, un maquilleur extrêmement doué et une histoire assez
originale. Le film est clairement divisé en deux parties. Le début est un « banal »
film de guerre comme les années 80 en comptent tant. Un super commando attaque
et dégomme un campement de guérilleros. Mais c’est tourné avec classe et l’attaque
du camp de guérilleros est juste
jouissive. Le metteur en scène en profite pour montrer la puissance de feu de
cette équipe de choc dotée d’un armement incroyable. Après donc avoir accompli
sa mission sans aucune perte dans ses rangs, l’équipe se trouve confrontée à
une créature puissante, invisible et déterminée à leur faire la peau. L’équipe
perd pied peu à peu car confrontée à quelque chose qui dépasse son entendement.
De Billy l’indien intrépide qui dit qu’il a la pétoche ce qui surprend ses
compagnons, à Mac le grand black qui semblait zen qui pète les plombs suite à
la mort de son frère d’armes Blain, de Dillon le cartésien qui sera bien obligé
d’admettre qu’il a affaire à un être extraordinaire, à Dutch le chef du commando
qui dès la mort de son premier soldat trouve tout ça bizarre, sans oublier
Pancho qui bien que gravement blessé à un moment donné ne veut pas être laissé
en arrière par peur sans doute d’être confronté à ce monstre aux actes
abominables. Tout ceci est bien emmené et permet de progressivement faire
monter la tension jusqu’à un final de toute beauté qui voit la créature
affronter dans un combat à mort le seul survivant du commando. Un combat
sauvage, bestial mais semblable à une partie d’échec. Il n’y a pas à dire ce
film sublimé par la réalisation inventive et brillante de John Mc Tiernan tout
autant que la musique géniale de Silvestri est un chef d’œuvre.
Evidemment
on pouvait se douter qu’il y aurait une suite car une information délivrée dans
le premier film pointait dans cette direction. En effet l’un des personnages à
savoir Anna raconta dans un moment extrêmement tendu que ces prédateurs se
manifestaient quand il faisait chaud et qu’ils s’en prenaient à certains
membres de sa communauté. Des gens que l’on trouvait atrocement mutilés au
point où le prédateur était appelé par eux « le diable qui se fait des
trophées avec les hommes ». Alors je me suis demandé comment faire mieux
ou du moins aussi bien que le premier ? La réponse nous l’avons eu avec le
deuxième épisode de la saga, c’est impossible. Il est en effet impossible de
réunir à nouveau tous les ingrédients qui font du premier film de la saga un
film unique. Comment trouver un casting aussi classe, un environnement aussi
étouffant et terrifiant que la forêt, un metteur en scène aussi doué que John
Mc Tiernan sans oublier que l’effet de surprise ne joue plus. Et donc le second
opus bien qu’assez bon est une déception et je ne parlerai même pas des autres
films de la franchise dont le désastreux « The Predator » qui est une
abomination. Pour ma part si je dois retenir un seul film dans cette saga c’est
le premier. Il est pour ma part l’un de
mes films préférés et cela ne changera jamais surtout quand je vois que de nos
jours malgré toute la technologie Hollywood n’est plus capable de nous balancer
des chefs d’œuvre.
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