jeudi 31 octobre 2019

Star wars la fin du jedi !







Beaucoup de choses ont été dites sur le dernier Star Wars, The last jedi. Ce film divise les spectateurs. Certains le trouvent à chier (c’est mon cas), moyen et d’autres l’adorent. Je peux comprendre et respecter l’avis des uns et des autres à condition que ces individus respectent le mien. Je vais donc parler de comment je perçois l’univers Star Wars, comment je perçois le cinéma et pourquoi je n’aime pas ce film. Je vais commencer car ça me semble plus logique par comment je perçois le cinéma et le genre de film que j’aime.

Je peux aimer un film pour plusieurs raisons notamment le scénario, la mise en scène, la musique (très importante car je ne connais aucun grand film qui n’a pas une musique magique), les personnages et l’émotion que je ressens. Je viens d’une famille de cinéphiles et j’ai grandi en regardant des films comme « les dix commandements » (de Cecile B De Mille), « Ben Hur », « Predator », « Alien », « Star Wars », « psychose » etc…. J’aime des films qui me surprennent agréablement d’une manière ou d’une autre que ce soit par le scénario, la musique, le jeu des acteurs, l’atmosphère du film, les décors ou la mise en scène. Quand un film n’arrive pas à me surprendre, il m’ennuie rapidement et même il m’agace. Je peux pardonner certaines choses à un film s’il est équilibré et/ou s’il excelle sur certains points (la perfection n’étant pas de ce monde). J’ai aimé un film comme « les dix commandements » parce que c’est un film majestueux avec une musique d’anthologie et des personnages charismatiques que ce soit Ramses (joué par un impressionnant Yul Brynner), Moïse (joué par le charismatique Charlton Heston), Nefertiti (jouée par la troublante Anne Baxter) ou Dathan (joué par l’excellent Edward G. Robinson). Le choix des acteurs a été judicieux et la direction d’acteur est exceptionnelle. Vous sentez qu’ils ont pris leur temps pour livrer un chef d’œuvre. Aussi la dernière version de Moïse qui est sorti récemment en comparaison est pour moi une abomination. La version de 1956 est peut-être ancienne mais je peux la regarder encore et sans problème car je pense qu’un grand film est intemporel. Que dire d’un film comme « Ben Hur » ! J’ai adoré ce film et la course de chars… magique. Dans les films « récents » j’ai aimé la trilogie du seigneur des anneaux. Parce que j’ai trouvé que ces films ont un souffle épique, la musique est exceptionnelle, le choix des acteurs est judicieux (donnant donc littéralement vie à des personnages impressionnants), le rythme est bon, les décors sont extraordinaires et donc ces films me transportent vraiment dans la terre du milieu ! J’ai aimé un film comme « Predator » à cause de la musique, du rythme, de la mise en scène, du choix judicieux des acteurs, le monstre terrifiant et cette incroyable tension qu’il y a dans tout le film. Quand on sait que celui-ci a été tourné dans certaines conditions on comprend tout ! Je peux dire donc que j’aime un film pour des raisons précises et quand le compte n’y est pas je sors rapidement du film et là… Mais à présent je vais parler de pourquoi j’aime la saga « Star Wars ».

Comme beaucoup de fans je suis tombé dedans à l’instar D’Obelix dans la marmite de potion magique étant enfant. Je peux même dire que Star Wars c’est mon enfance. Depuis mon enfance cette saga m’a transporté dans un monde imaginaire. J’ai aimé la première trilogie parce que c’était quelque chose de novateur, que les prouesses technologiques étaient réelles, la musique était majestueuse, qu’il y avait de la romance, de l’action, du mystère, des personnages attachants joués par des acteurs charismatiques et une histoire profonde (pas juste le mal contre le bien comme certains le pensent). Certains perçoivent cette franchise comme ne servant qu’à vendre des jouets. Pourtant on y évoque le voyage initiatique du héros qui n’est autre que Luke Skywalker. Aussi les noms ont un sens et prouve qu’il y a une recherche.  Lucas a réussi à faire un mélange intéressant et qui a une certaine cohérence. Les 3 premiers épisodes de la saga sans être parfaits avaient assez de substance pour me plaire. La prélogie n’a pas été aimée par beaucoup de fans et je peux comprendre pourquoi. Star Wars est une drogue pour certains et l’on sait que chez les drogués il y a une envie de ressentir ce que l’on a ressenti la première fois que l’on a pris une drogue. Et eux n’ont pas réussi à ressentir ce qu’ils ont ressenti quand ils ont vu la première trilogie. Pourtant par certains aspects je trouve la prélogie plus intéressante que la première trilogie. J’aime beaucoup la politique et l’intrigue de fond m’a plu. Le personnage le plus intéressant de cette trilogie est sans contexte Palpatine. Le gars a transformé une république démocratique par les ruses les plus viles et sournoises en dictature impitoyable. Il a manœuvré au nez et à la barde de ses ennemis mortels et a réussi. Et il y a aussi dans ces films un souffle épique, de la romance, de la tragédie, des personnages forts, bref tout ce que je peux aimer dans des films. Mais je peux comprendre que certains fans n’aient pas accroché car des choses comme la politique peuvent être soulantes pour beaucoup de personnes. Je peux donc dire que les 6 épisodes de la saga m’ont plutôt plu et je pense qu’ils se suffisaient à eux-mêmes. Pas besoin de faire une suite et ce d’autant plus que Star Wars de mon point de vue tourne autour de l’histoire tragique d’Anakin Skywalker. Ce gamin idéaliste qui est devenu un monstre et qui a été sauvé par son fils Luke qui a réussi à le ramener dans la lumière à la fin. Et cette image à la fin où l’on voit Anakin redevenu lui-même aux côtés de son maître Obi-Wan et de Yoda est la parfaite conclusion pour la saga. La boucle était bouclée. Mais il fallait que le fric s’en mêle encore et vienne tout gâcher.

Quand Lucas a vendu la franchise à Disney, je me suis dit ça ne sentait pas bon. Parce que Disney ces derniers temps a tendance à produire des films légers juste pour le fric. Quand ils ont commencé à faire des films avec leurs anciens classiques comme « le livre de la jungle », j’ai compris que ça s’annonçait mal. Disney a dépensé des milliards pour acheter la franchise et l’on pouvait comprendre que ce n’était par charité mais pour en tirer des dizaines de milliards de dollars de profit. Les deux premiers « Star Wars » produits par Disney on était en plein dans la nostalgie. Toute personne honnête reconnait que l’épisode 7 n’est qu’une copie de l’épisode 4. Il faut encore détruire une étoile de la mort, on a encore des rebelles se battant contre un empire et en plus on nous sort « du formol » de vieilles gloires de Star Wars on s’en doute pour jouer la carte émotive. « Rogue one » fait la même chose en nous ressortant des personnages emblématiques comme Tarkin, Vader ou même Léia jeune. Et ces deux films ont marché rapportant à peu près 3 milliards de dollars. Je me suis dit Ok Disney ne s’est pas foulé pour ces deux premiers films (même si « Rogue One » a développé un peu le monde des rebelles). Je n’ai pas aimé l’épisode 7 cela dit car il ne proposait rien de vraiment neuf. Certains parlent du personnage de Rey mais mis à part que c’est une fille qu’a-t-elle de vraiment différent de Luke ou Anakin ? Elle est sur une planète désertique (il pouvait la mettre n’importe où mais il fallait qu’il la mette là), elle rêve d’autres choses, la force est puissante en elle, elle est un grand pilote etc…  Si ça n’empeste pas le Skywalker ça y ressemble très (trop) fortement. Mais il est vrai qu’elle a des capacités qui en ont agacé plus d’un ! Elle sait se battre (passe encore vu les conditions dans lesquelles elle vivait), elle sait piloter le Faucon Millenium ( ????), elle sait le réparer ( ?????), elle sait utiliser la force etc… Bon je me suis dit ils vont trouver une explication intelligente dans le prochain épisode en nous dévoilant notamment des choses sur son passé. Bien que ne me faisant pas d’illusion (à force de voir des merdes sortir au cinoche on devient peu exigeant) je me disais qu’on allait voir s’ils allaient parvenir à me surprendre agréablement ne serait-ce qu’une fois. Et l’épisode 8 est sorti confirmant toutes mes craintes.

Une des raisons pour lesquelles j’aime les films est que ces films ont des histoires qui tiennent la route or celle-ci ne tient pas la route du tout. On essaie de nous vendre une force comme le premier ordre qui dominerait la galaxie. Or dans l’épisode 6 l’empire a été décapité et vu la joie que ça susciter chez d’innombrables peuples on pouvait se dire que c’était « fini ». Mais là dans l’épisode 7 c’était comme si le temps s’était figé. On nous ressort une sorte d’empereur appelé « suprême leader Snoke », un pseudo Darth Vader qui n’est autre que son petit-fils et fils de Léia, une résistance apparemment dirigée par Léia etc… ça empeste le réchauffé mais soit après tout le manque d’imagination est un drame de nos jours mais on a appris à faire avec. Et là on tombe sur un réalisateur/scénariste qui veut nous surprendre. Alors il montre un Luke désabusé, aigri, se shoutant au lait de vache extraterrestre et n’ayant plus rien à faire de tout le monde (y compris de son meilleur ami Han Solo et de sa sœur jumelle). On se dit qu’il a du se passer des événements graves dans sa vie et qu’il va en parler. Et non on apprend juste qu’il a voulu tuer son neveu parce qu’il aurait senti en lui le côté obscur ( ????) et que celui-ci a pété les plombs (tu m’étonnes) et qu’il est allé se jeter dans les bras d’un inconnu appelé Snoke (Smoke aurait été plus approprié car c’est un écran de fumée qui disparait aussi vite qu’il est apparu). Et certains fans (des films, l’univers étendu ne m’intéresse pas) de se dire c’est quoi ce délire ? Ensuite nous avons Léia qui devait crever mais qui survit par miracle résistant à une explosion et à un passage dans le vide spatial. Je me suis dit en voyant ça OK ce film est une parodie de Star Wars. Le fait qu’il y ait beaucoup d’humour, que rien ne semble pris au sérieux (le coup de la panne d’essence est digne d’une comédie à « la folle histoire de l’espace »), que les personnages sont d’une connerie monumentale (mention spéciale à Finn et Rose) etc… Tous ces éléments m’ont fait sortir du film et de la trilogie en cours. Je pense que l’épisode 7 visait à se faire du fric en jouant sur la nostalgie. Je pense que l’épisode 8 visait à ramener la franchise au niveau des insipides Marvel avec beaucoup de comédie, de jolis effets spéciaux, des personnages pathétiques etc… Tout simplement parce que cette formule marche. Et ceci est l’antithèse du cinéma que j’aime. Pas de personnages charismatiques, pas de bonne musique, pas de souffle épique, pas de romanesque, que des blagues et de la dérision etc… Comment voulez-vous que j’aime ces films qui me font plus penser à des jeux vidéo pour enfant que pour des œuvres fortes, inspirées et audacieuses qui puissent marquer. Après avoir vu ce film je me suis dit non ce n’est pas pour moi et ça ne peut être pour moi.

Star Wars était une belle histoire qui je le pense a pris fin avec la rédemption de Vader. Toutes les belles histoires ont une fin et celle-ci est terminée. Je pense que le reste de la saga est pour des fans d’un cinéma qui ne me plait pas. Je ne juge pas leurs goûts mais je dis juste que ce n’est pas pour moi. Je vais me replonger dans mes anciens films avec des acteurs incroyablement charismatiques, des metteurs en scène fous et passionnés et du rêve. Star Wars me vendait du rêve mais ça c’était avant. Imaginez donc d’autres mondes, d’autres civilisations, des histoires épiques et tragiques. Des références aux samouraïs (les jedi), au christ (Anakin qui nait sans père ou son fils qui n’hésite pas à vouloir se sacrifier pour le sauver) au film « la forteresse cachée » (pour les personnages d C3PO et R2D2), « Flash Gordon » (pour la cité dans les nuages dans l’épisode V), les westerns (le personnage de Han Solo est clairement un cowboy) etc.. En fait il y a beaucoup d’influences… Star Wars est donc pour moi une œuvre incroyablement riche et même inspirante. Certaines personnes disent que je n’ai rien compris à l’épisode 8 et qu’il serait une œuvre majeure. Je regrette mais je trouve que l’histoire n’a aucun sens même s’ils ne se sont pas gêné pour pomper l’épisode 4 (la mort de Luke ressemblant à celle d’Obi-Wan), l’épisode 5 (la course-poursuite, la planète casino, le traître qui fait penser à la trahison de Lando), l’épisode 6 (Kylo conduisant Rey à Snoke puis Kylo tuant Snoke). Que les personnages n’ont aucune consistance, que la musique m’emmerde et donc que c’est même un miracle que je ne me sois pas endormi devant ce film. Mais les goûts et les couleurs ne se discutant pas je leur laisse leur « chef d’œuvre » et je referme la page « Star Wars » pour de bon. De toute façon dans la bande-annonce de ce film et même dans le film lui-même on parle de tuer le passé. Je me dis donc qu'avec ce film on sort clairement de l'univers créé par Lucas pour rentrer dans celui de Disney qui domine largement actuellement le monde du cinéma (et le rachat de la Fox ne va rien arranger). Le passé (le rabaissement et la mort de Luke, l'émergence du personnage magique de Rey entre autres symbolisent cela) est mort (comme le mythe des jedi) vive le présent (un monde sans passé comme le personnage de Rey et celui de Snoke).

Mace Windu 2019



Robocop






Encore un film du trublion Paul Verhoeven, spécialiste de la critique au vitriol de la société étasunienne. Il nous livre ici un film violent, malade et plutôt subversif. L’histoire sinistre d’un policier honnête tué par des malfrats et transformé en un cyborg policier par une entreprise capitaliste particulièrement agressive. Verhoeven profite de ce film pour critiquer entre autres la violence endémique aux USA, les médias et la pourriture d’hommes d’affaire propres sur eux mais complètement corrompus.





Certains s’attendaient à un film d’action et de science-fiction et c’est bien le cas. On a de l’action, une action violente et crue, de la science-fiction, le robot policier criant de vérité, des robots de combat etc… Verhoeven a soigné la forme avec une belle mise en scène, nerveuse et bien rythmée. On ne s’ennuie pas une seule minute dans ce film et me concernant c’est assez rare. Question effets spéciaux (Verhoeven en est un spécialiste comme on a pu le voir plus tard avec l’impressionnant « Starship Troopers ») ils sont plutôt réussis pour l’époque même s’ils ont mal vieilli. Au niveau du choix des acteurs aussi ils ont fait « fort ». Les acteurs sont charismatiques et convaincants que ce soit l’acteur interprétant Robocop, celui qui interprète le créateur de Robocop ou encore le grand méchant du film. Le scénario n’est pas forcément très original mais ça se tient. C’est un blockbuster donc on ne s’attend pas à des merveilles de ce côté-là. Mais comme dit plus haut Verhoeven a profité de ce film pour faire une chose dans laquelle il excelle à savoir une critique virulente de la société étasunienne et de ses travers.





Il critique la violence aux USA avec cette scène particulièrement crue où le policier Murphy se fait tuer. Il est assez rare de voir des scènes aussi gore dans un film à gros budget même s’il est vrai qu’à l’époque le sang et les scènes crues ne posaient pas de problème (satanée bien-pensance actuelle). Il montre aussi cette violence avec les meurtres des flics et cette scène surréaliste où un policier dit : « on est comme des lapins à l’ouverture de la chasse ! ». Et Murphy est « ramené à lavie » par une entreprise toute puissante à savoir l’OCP qui possède la police. Pour cette entreprise ce Robocop n’est qu’un produit (comme va le dire son « créateur » à des policiers) qui lui permet de se faire de la publicité en se faisant passer pour des bienfaiteurs de l’humanité. C’est comme si cette société offrait à la ville une sorte d’ange gardien de métal. Et le superflic robotisé ne tardera pas à se mettre en marche en nettoyant la ville des criminels (preneur d’otage, violeurs, cambrioleurs etc…). Mais le produit « parfait » qui est aussi un homme ne tardera pas à disjoncter car sa mémoire qui était censée être effacée va remonter à la surface. Il va se rappeler de ceux qui l’ont tué et va les traquer. Il découvrira alors que le chef de ces bandits est en lien avec un haut cadre de la puissante entreprise qui l’a créé. Il tentera alors d’arrêter ce haut cadre et il découvrira stupéfait qu’on a mis en lui un verrou qui l’empêche de s’en prendre aux membres de cette société et que son « ennemi » est le meurtrier deson concepteur. Et après avoir tenté d'arrêter ce haut cadre il deviendra un ennemi public devant être détruit... Même si au final il parviendra à confondre son ennemi, à provoquer son renvoi et donc il pourra le tuer.





Verhoeven montre une entreprise malade, corrompue et perverse. Une entreprise mue par la quête du profit et peu importe la manière. Une entreprise qui n’hésite pas à tuer quand nécessaire. Une entreprise dans laquelle les hauts cadres de l’entreprise sont soit des drogués et des obsédés sexuels (des thèmes chers à Verhoeven comme on l’a vu dans le pervers « Basic Instinct »), des êtres froids et immondes voire des criminels (autres thèmes chers à Verhoeven comme on a l’a vu dans le futuriste « Total Recall »). L’immoralité de cette entreprise qu’est l’OCP sera encore plus développée dans Robocop 2 qui même moins réussi que le premier a un certain intérêt. Cette entreprise donc immorale à souhait n’a pas hésité à transformer un flic mort en une espèce de zombie voir un monstre de Frankenstein devant obéir à un programme. Mais ce « zombie » finira par se « réveiller » et revendiquera son humanité « perdue ». J’y vois une critique de la folie humaine qui s’en remet entièrement à la science jusqu’à s’en prendre à une des ultimes frontières à savoir la mort. D’ailleurs quand deux hauts cadres de l’OCP discutaient sur les organes qui devaient être laissés sur le cyborg l’un des deux a dit : « Il a légué son corps à la science nous avons le droit de faire ce que l’on veut ». J’y vois donc aussi une critique de l’humanité dite développée qui finit par perdre son âme à cause de sa foi absolue en la science. Se pose aussi la question du remplacement des humains par des robots qui sont plus efficaces, plus puissants et qui ne grèvent pas ! Verhoeven critique aussi les médias qui présentent la réalité comme un spectacle. Avec des publicités partout et un ton léger qui sied mal à certaines informations dramatiques délivrées. Ils montrent aussi les émissions télé débiles etc… Un film subversif à n’en point douter. 





Comme souvent donc Verhoeven a profité d’un film de science-fiction à gros budget pour critiquer violemment la société étasunienne. Une société qu’il semble percevoir comme dégénérée et violente. Mais conscient qu’il réalisait un blockbuster, il a quand même soigné la forme y mettant assez d’éléments pour satisfaire le fan de cinoche d’action et de science-fiction moyen. Mais ce que je retiens personnellement c’est une critique bienvenue d’une société malade et par certains aspects en perdition. Une société livrée à des entreprises capitalistes sans morale et donc qui se trouve gangrenée par tous les maux possibles et imaginables. Et quand on voit aujourd’hui comment un avion comme le F-35 qui a coûté des centaines de milliards de dollars a du mal à fonctionner on peut sans peine penser à ce haut cadre de l’OCP qui a fabriqué un robot pourri et qui disait que celui-ci fonctionne ou non, il avait un contrat en béton avec l’armée… Oui la critique d’une société qui finira sans aucun doute par s’écrouler sous le poids de son immoralité et de sa corruption !

Mace Windu 2019




mardi 29 octobre 2019

Le cinéma actuel, bof…





Le cinéma comme Obélix je suis tombé dedans quand j’étais tout petit. J’ai aimé un grand nombre de films tels que ceux de Cecil B De Mille (les dix commandements, sous le plus grand chapiteau du monde, Samson et Dalila), Hitchcock (psychose, les oiseaux), James Cameron (Terminator 1 et 2, Titanic, Abyss version longue), Peter Jackson (La trilogie du seigneur des anneaux, King Kong), Ford Coppola (la trilogie du parrain, Apocalypse now), Sergio Leone (il était une fois dans l’ouest, le bon, la brute et le truand) et j’en passe. J’ai vu beaucoup de films que je considère comme des chefs d’œuvre. En vérité je peux aimer un film à cause de l’histoire, des émotions que je ressens en voyant ce film, des scènes d’action, des effets spéciaux, du charisme des acteurs (très important), de la musique, de certaines scènes cultes etc… Disons que je pense que la réussite d’un film dépend d’un équilibre très délicat entre ces différents facteurs. Malheureusement je trouve que les films récents n’ont pas de goût, de saveur, d’âme et pire encore sont pour la plupart formatés. Comme si les producteurs avaient trouvé une formule qui marche et ne veulent plus en sortir. Mais manger tous les jours la même chose et ça finira immanquablement par vous dégoûter… Et dégoûté et même écœuré je le suis ! Alors assiste-on à la mort du cinéma ? Pour moi et d’autres oui !



Au cours des années récentes peu de films m’ont fait vraiment « décoller ». Si peu en vérité que je serai bien en peine de citer des titres de ces films. Pour quelqu’un comme moi qui a grandi en regardant certains chefs d’œuvre, la pilule a énormément de mal à passer. Les films se ressemblent tels des clones mal dégrossis et on en vient à se demander si ceux-ci ont une identité propre. Les gros studios comme Disney et autres sont évidemment responsables de cet état de fait. On pourrait accuser le public aussi qui au final se contente de peu. Mais en vérité pourquoi les gens vont au cinéma ? Je pense qu’ils y vont pour s’évader et sans doute beaucoup ne sont pas comme moi à s’attacher de manière maladive à certains détails. Moi quelques détails comme une incohérence dans le scénario peuvent me faire sortir du film. Et surtout je déteste les œuvres qui ne sont pas ambitieuses surtout quand le metteur en scène a des moyens colossaux à sa disposition. Si j’apprécie des personnes comme Cameron ou Peter Jackson (quoique la trilogie du Hobbit me reste en travers de la gorge) c’est à cause du soin qu’ils mettent à faire leurs films. Prenons le cas de James Cameron.



Quand on voit des films comme Titanic, Terminator 1 et 2, Avatar ou Aliens, on sent le travail bien fait. On le sait cet homme est obsédé par les détails et peut refaire tourner une scène des dizaines de fois s’il n’est pas satisfait. L’homme souffre d’un perfectionnisme maladif de sorte que quand on va voir un de ses films au cinéma on peut dire qu’on en a pour son argent. Alors ses films ne sont pas parfaits, notamment au niveau des scénarios que je trouve parfois un peu simplistes. Mais sa mise en scène, les musiques des films, la direction d’acteur, les effets spéciaux notamment sont toujours au top. Donc ces films dégagent une puissance peu commune. On sent que le gars ne veut pas associer son nom à de la « merde ». Quand il s’implique vraiment dans un film c’est-à-dire quand il est metteur en scène, scénariste et producteur, on peut en tant que spectateur se dire qu’on en aura pour son fric. Et ses films parviennent vraiment à vous faire vous évader. Un film comme Terminator a terrifié des gens dans les salles obscures, un film comme Titanic a fait pleurer des gens à chaudes larmes, un film comme Avatar a littéralement transporté les esprits des gens dans un autre monde. Je peux dire que ça c’est du cinéma ! J’apprécie aussi un gars comme Peter Jackson pour des raisons un peu similaires.



De Peter Jackson, je retiens notamment la fabuleuse trilogie du seigneur des anneaux. Quelle grandiose épopée que celle-là. Les acteurs bien choisis, les musiques fabuleuses, les décors magnifiques, la direction d’acteurs exceptionnelle, les scènes cultes etc… Cette trilogie est pour moi un chef d’œuvre. On sent toute l’énergie et la passion que cet homme a mises dans ces films qui lui ont coûté 7 ans de sa vie. Et franchement c’est ce genre d’œuvres que je veux voir au cinéma. Avec une telle rigueur dans la conception du film on peut pardonner certaines incohérences scénaristiques. Son King Kong aussi est fabuleux. Que ce soit la musique, les décors, le choix des acteurs (l’actrice principale est juste sublime), les combats titanesques (qui sont la preuve factuelle de tout le talent dément de metteur en scène de Jackson) etc… en font pour moi une œuvre remarquable. Lui aussi me permet de m’évader et c’est tout ce que je demande. Avec son talent impossible de sortir du film ! Et donc forcément avec des œuvres fortes comme celles de certaines œuvres emblématiques de ces deux metteurs en scène difficile pour moi de me contenter de la merde actuelle.



Parlons-en de ces films actuels ! Le dernier que j’ai vu au cinéma était Terminator Dark Fate ! Et je peux dire que j’ai regretté d’avoir dépensé du fric pour voir ce film sans goût et sans saveur. Et ce d’autant plus que la semaine d’avant j’ai vu le Joker qui sans pour moi être un chef d’œuvre est un film qui a du goût et une âme. Un film qu’il dégage quelque chose de fort et qui nous fait ressentir des choses. Terminator Dark Fate est malheureusement le symbole du cinéma d’aujourd’hui. Des blockbusters sans âme qui nous balance de l’action à outrance, de l’humour à deux balles et des prestations d’acteurs/actrices (souvent véritables charismes en plus) plus qu’insipides. Des films que l’on oublie à peine sorti du cinoche. Alors je ne dis pas que tout est à jeter, loin de là. J’ai bien aimé certains Marvel par exemple mais en général je ressors du cinéma déçu, frustré et agacé ! Comme je l’ai dit, les producteurs ont trouvé une formule qui marche et ils s’y tiennent ! Donc cela donne des œuvres stéréotypés et sans ambition. Vite regarder, vite oublier et on passe au suivant. Des films à obsolescence programmée. Et pire que tout la mode semble être à la destruction de sagas mythiques telles que Predator, Aliens, Terminator etc… Des œuvres dont les premiers films étaient géniaux. Mais pour des raisons purement pécuniaires les producteurs et souvent les metteurs en scène (sans doute eux mus par leur égo) qui ont participé aux premiers films de ces sagas viennent détruire des œuvres qui ont marqué certaines générations.



Prenons le cas de la saga alien par exemple. Le premier film est considéré comme un chef d’œuvre (pas par moi mais passons même si je peux concéder le fait que c’est une œuvre forte). Il a été réalisé par Ridley Scott qui disons-le a un talent certain pour la mise en scène et les belles images. Voilà que ce dernier s’est mis en tête de se replonger dans la saga en nous faisant des espèces de prequels ! Et il nous a sortis de films insipides tels que Prometheus et Alien Convenant. Des films sans saveur et surtout sans âme. Où voulait-il en venir ? Je n’en sais rien lui seul le sait. Je ne dirais car j’ai le plus grand respect pour les personnes âgées, qu’il devient gâteux, mais je ne suis pas loin de le penser. A l’instar de Cameron qui vient salir sa saga Terminator en produisant l’indigeste Dark Fate, Ridley Scott en voulant prouver que la seule personne pouvant faire un bon film « alien » s’est lamentablement manqué. Ces gens ont réalisé des œuvres fortes et ils auraient dû s’en tenir à ce qui avait déjà été fait. Venir à cause d’un égo mal placé vouloir montrer que l’on ait des génies est vraiment une réaction puérile. Ils ont ainsi souillé leurs héritages avec une trace indélébile. Mais puisqu’apparemment certains ont apprécié et en redemandent, nous ne sommes pas sortis de l’auberge ! Et ceci est une aubaine pour les producteurs avides et mal avisés.



Ainsi les producteurs ont aussi détruit la saga Star Wars dont j’apprécie les deux premières trilogies pour diverses raisons. Malheureusement le créateur de la saga Georges Lucas a vendu les droits pour plusieurs milliards de dollars à Disney. Détenant les droits Disney a depuis lors produit plusieurs films tournant autour de cet univers mais aucun ne sortant vraiment du lot. De fait les fans sont exaspérés et ont boudé violemment le dernier film lié à cet univers intitulé « Solo ». Disney est maintenant inquiet et va tenter avec le dernier épisode de la saga qui sort en décembre de reconquérir les fans. C’est d’autant plus amusant que Disney avait pendant un moment méprisé les fans, les traitant de « bébés gâtés », de « grands enfants » etc… quand ceux-ci avaient détesté The last jedi film qui selon eux (les fans) trahit l’esprit de Star Wars. Mais la raison du pognon est toujours la plus forte et Disney semble vouloir sauver ce qui peut l’être (à mon avis pas grand-chose). Espérons qu’ils comprendront que certaines propagandes mal placées telles que celles du mouvement « me too » ou celles des SJW en agacent plus d’un. Et se servir d’une œuvre aussi populaire que Star Wars pour venir nous servir ce genre de propagande progressiste est inconvenant. Ce que nous voulons ce sont des bons films et des films qui respectent l’esprit des sagas ! Rien de plus rien de moins. M’est avis que l’on est mal barré à ce sujet !



Que dire ? Le cinéma est-il « mort » ? Disons qu’un film comme « Joker » entre autres me montre que l’on peut encore faire des films corrects. En termes de science-fiction un des rares films qui m’a « dit quelque chose » est Edge of tomorrow. J’ai bien aimé aussi Premier contact de Denis Villeneuve qui présente une race extraterrestre intéressante et originale. Il est vraiment dommage qu’à une époque où nous disposons d’autant d’outils technologiques, l’inspiration ait fichu le camp. Je me demande pourquoi ils ne produisent pas des films basés sur les livres des gens comme Isaac Asimov, Robert Silverberg (notamment le cycle de Majipoor) ou HP Lovecraft. D’un côté on a l’impression que les grands studios ne veulent pas prendre de risques en nous abreuvant de reprises mais en même temps en nous soûlant de propagande « progressiste » ils gâchent tout. Qu’ils prennent garde car les échecs des films féministes comme Ocean’s 8 ou le nouveau Ghostbusters sont des avertissements. Personnellement je n’attends plus rien de bon des gros studios et je pense que l’âge d’or du cinéma est passé car nous subissons la « fastfoodisation » du cinéma avec des films formatés, sans âme et servant à certaines propagandes dites progressistes. Moi qui rêve d’originalité, d’évasion et de rêve, je me suis résigné à récupérer les anciens films car en vérité une belle œuvre est immortelle ! 



dimanche 27 octobre 2019

Terminator, terminé...





Quand un homme nommé James Cameron a réalisé un film appelé Terminator le premier il a provoqué un choc dans le monde du cinéma. Ce film est considéré à juste titre et pour plusieurs raisons comme un chef d’œuvre. Il est sombre, violent, sans compromis et par certains aspects horrifique. Le film d’un homme « frais » et n’ayant pas été encore corrompu par la machine hollywoodienne qui nous a donc pondus un film qui n’était pas pour tout le monde comme le sont d’ailleurs les meilleurs films. En réalisant le 2 il a balancé un blockbuster, « plus lisse » et porté par Arnold Schwarzenegger qui était devenu une immense star. Cameron avait voulu clore sa saga avec Terminator le jugement dernier qui est un film sacrément bien foutu et très impressionnant. C’était clair il n’y aurait pas d’autres films sur le sujet. Sauf qu’Hollywood, Schwarzenegger et finalement Cameron lui-même ne l’entendraient pas de cette oreille et on peut le dire aujourd'hui pour le pire. !



Ce fut une demi-surprise de voir Schwarzenegger (après tout grosse star à Hollywood mais déjà sur le déclin à l’époque) rempiler pour un troisième opus concernant son rôle iconique. Même si ce film est correct il souffre de la comparaison avec les deux premiers films de la saga tant ceux-ci sortaient de l’ordinaire. De fait n’est pas Cameron qui veut et passer après lui est très risqué. Ce troisième opus a quand même eu du succès même si pour les fans de base, la déception était au rendez-vous. La fin ouverte du film laissait entrevoir une suite et celle-ci arriva assez vite. Et cette fois exit Schwarzenegger même si par la magie des effets spéciaux il y fait une petite apparition rajeunie. Cette suite voulait enfin nous montrer la guerre du futur tant attendue par certains fans dont moi, malheureusement le résultat est plus que mitigé. Dans le 1 et le 2 on avait entrevu des images de cette guerre du futur et immanquablement cela nous avait influencés. Ici le film nous montre effectivement une guerre du futur mais elle est bien différente de celle que beaucoup avaient imaginé. De plus le scénario souffre de plusieurs incohérences et manque de substance. Je trouve cela vraiment dommage car si un film de mon point de vue avait la capacité de relancer la franchise c’est bien celui-là. Mais à tous les niveaux il n’arrive pas à accrocher et c’est donc soldé par un échec commercial fort. Les producteurs jamais à cours d'idées tordues, décident de ramener Schwarzenegger pour un cinquième opus et de faire une sorte de reboot qui ne tiendra compte ni du troisième, ni du quatrième. Ce nouveau film se présente comme la suite directe du 2 et jouera à fond la carte de la nostalgie en nous montrant certaines scènes du premier et en nous ramenant le célèbre T 1000, le terrifiant terminator du deux. Nouvel échec tant artistique que commercial, certains n’hésitant pas à dire que c’est le pire film de la « saga ». Des cinéphiles dont moi espéraient qu’on allait arrêter le massacre, mais furent surpris de voir que Cameron lui-même voulait s’impliquer dans un nouveau film de cette « saga ». L’espoir était-il de mise ? Pas pour moi !



Cameron avait fait un tee-shirt à l’époque du tournage de Terminator 2 sur lequel il était inscrit : « Terminator 3, sans moi ». Alors le voir rempiler pour un nouvel opus de cette saga ne pouvait que me laisser dubitatif car la question que je me posais c’était de savoir qu’est-ce qu’il voulait. On le sait, il est focalisé sur les suites d’Avatar et cela lui bouffe quasiment tout son temps et sans aucun doute toute son énergie créative. Je fus encore plus troublé quand il décida de ramener son pote Schwarzenegger et son ex-femme Linda Hamilton. Si cela sembla ravir certains fans de la première heure ce n’était pas mon cas car je ne suis pas friand de « momies » et de « zombies ». Certains espoirs furent douchés quand on apprit que Cameron ne serait pas à la réalisation. Cependant, étant crédité comme coscénariste et producteur il était légitime d’imaginer qu’il aurait au moins la main sur le côté créatif et artistique. Il était légitime de penser qu’il imposerait sa vision et qu’il offrirait une suite cohérente et conséquente à sa « saga ». Puis vinrent les premiers teasers et ce fut pour plusieurs personnes dont moi, la consternation. On ne voyait rien d’impressionnant ou de passionnant avec en plus des acteurs au charisme inexistant. Si les deux premiers Terminators sont appréciés c’est pour certaines raisons dont :
·       L’histoire, puissante et audacieuse
·       Le talent de metteur en scène de Cameron
·       Les effets spéciaux révolutionnaires
·       La musique
·       Le choix des acteurs
Dans le 2 par exemple Robert Patrick est impressionnant dans le rôle du terrifiant T 1000. Mais même les rôles secondaires sont remarquablement interprétés. Dans le premier tous les acteurs principaux incarnent parfaitement leurs personnages. Donc moi personnellement au vu des teasers et de la bande-annonce, j’étais sceptique. Cependant je me suis dit qu’il ne fallait pas descendre un film avant de l’avoir vu et que peut-être que ce bon vieux James nous réservait des surprises. Ce film étant réalisé par Tim Miller à qui l’on doit le décapant « Deadpool », sans doute aurions-nous droit à des scènes d’action délirantes et à un rythme trépidant. Donc je suis allé le voir et ma conclusion est que la franchise est belle et bien morte !



Comme on s’en doutait c’est une forme de reboot au même titre que le 5… Encore une fois le futur a changé. Mais si dans le 3 on s’était contenté de dire que le jugement dernier avait été seulement repoussé ici on remet en question le un et le deux en tuant John Connor. Ainsi les sacrifices de Kyle Reese et même de Sarah Connor ont été vains. A mon avis cela ressemble à une pirouette scénaristique pour justifier un film qui n’aurait jamais dû exister ! Comme on le craignait les nouveaux personnages n’ont aucun charisme et on n’arrive pas à s’attacher à eux. Normal, pour créer un attachement à un personnage il faut que le metteur en scène ait du talent et que l’acteur/actrice puisse incarner parfaitement le personnage. Alors on essaie de rendre nos deux nouvelles héroïnes (à oui car maintenant c’est ça la mode) attachantes mais sans y parvenir. Je n’ai rien contre les actrices mais elles ont été mal choisies. En plus la propagande féministe à outrance commence à en agacer plus d’un, moi y compris. Et ce film y va à fond ! On tue les hommes notamment John Connor et le frère et le père de la mexicaine. On émascule le T 800 et on essaie de faire passer l’idée saugrenue (mais tellement plaisante pour les féministes) que homme et machine c’est la même chose et ils ne sont utiles que quand ils sont les esclaves des femmes (le T 800 qui fait des tâches domestiques et qui la ferme !). De même on veut nous faire croire que les femmes peuvent faire tout ce que les hommes peuvent faire et en mieux. Le remplacement de John Connor par Dani symbolise cela. Et moi je dis qu’il y en a marre ! On ne vient pas regarder Terminator pour ce genre de propagande politicienne à deux balles mais pour voir la suite d’une saga qui mettait en avant la relation tumultueuse entre les humains et les machines. Qui  montrait comme dans « Matrix » par exemple le danger de s’en remettre totalement à une intelligence artificielle et donc inhumaine. Dans des films comme le 3 et le 5 cela était très bien montré d’ailleurs, ici on ne fait qu’effleurer le sujet qui est pourtant central. Les premiers films avaient une dimension christique/messianique avec John Connor (JC) qui était une forme de messie devant sauver les humanités des machines qui sont assimilables à des démons. Et d’ailleurs dans Terminator Dark fate on évoque cette dimension avec l’entité ennemie qui s’appelle légion ce qui rappelle un passage biblique (Marc 5.9) où il est question de démons et le nom Rev 9 qui fait penser à Revelations 9 (donc Apocalypse 9). Peut-être une des seules subtilités du film qui aurait peut-être dû insister dessus. Si l’aspect messianique est présent c’est malheureusement dans un but de propagande féministe.   



Donc au final que vais-je retenir de ce film ? Un banal film d’actions là où les deux premiers étaient des films novateurs et sortant clairement de l’ordinaire. Des films justement qui ont marqué leur époque. Ce nouveau Terminator non seulement n’est pas plus impressionnant que le 3 par exemple mais en plus vient nous emmerder avec sa propagande gauchiste qui n’a rien à faire ici. On remplace les hommes par des femmes et on réduit le tout puissant T 800 à un rôle de faire-valoir indigeste. Comment voulez-vous que des personnes ayant aimé le premier par exemple puissent apprécier celui-là ? Une saga se doit d’avoir un minimum de cohérences. Si le T 800 du 2 devenait un peu humain c’était notamment parce que sa programmation avait changé. Comment expliquer qu’un T 800 conçu et programmé par Skynet puisse devenir plus humain ? Et quid des autres robots supposés être venus dans la même période ? On nous fera croire que c’est mamie Sarah Connor avec ses faibles moyens qui en est venue à bout ? Cameron voulait en faire la digne suite des deux premiers, il n’a fait qu’avilir sa saga. Les 3 et 4 avaient certes leurs défauts mais ils apportaient certains éléments tout en essayant (surtout le 3) d’être cohérents avec la saga. John Connor était toujours le leader de la résistance et le sacrifice de ses parents avait toujours son sens. Mais ici on dégomme tout ça et on dégomme tout ce qui faisait l’essence de cette saga. Mais en vérité et je le dis comme je le sens ce film n’a de Terminator que le nom ! On a saupoudré le tout avec la présence de Linda Hamilton et d’Arnold Schwarzenegger pour donner une certaine légitimité à ce film comme Disney l’a fait avec la nouvelle trilogie Star Wars en ramenant Carrie Fischer, Harrison Ford et Mark Hamill. En vérité ce film est un énième film de propagande pour mettre en avant la femme toute puissante, pour attaquer Donald Trump (tout le passage à la frontière mexicaine sert à ça) etc… Donc pour ma part ce film n’est pas un Terminator et je considère dorénavant que la saga est terminée. La seule chose qui aurait pu réveiller mon intérêt était un film sur la guerre du futur où l’on aurait répondu à certaines problématiques à savoir : comment une poignée d’êtres humains rescapés de l’apocalypse nucléaire pouvait si facilement vaincre une entité omnipotente, maîtrisant des technologies très évoluées (les cyborgs, le voyage temporel). J’aurais aimé que Cameron aille au bout de son idée et montre avec les moyens actuels comment Connor est devenu le leader de la résistance et a pu mener une humanité décimée à vaincre le tout puissant Skynet. Je commence à croire que Cameron a eu une idée géniale, une vision qui a conduit à la réalisation des deux premiers Terminators et que là il était à cours d’imagination au point notamment de pomper des idées dans le 3 (la chronologie temporelle a été modifiée), dans le 4 (le soldat amélioré qui ressemble à Marcus) et dans le 5 (le T 800 qui vieillit). Il aurait mieux fait de nous dire que pour lui la saga avait pris fin avec Terminator 2 et que tout le reste n’était que de vaines tentatives de se faire du fric avec cette franchise. Au lieu de ça il s’implique dans ce film odieux et honteux qui aura pour mérite je l’espère de mettre fin à cette saga et ce pour de bon !





vendredi 18 octobre 2019

PREDATOR



S’il y a bien un film mythique dans la carrière pourtant riche d’Arnold Schwarzenegger c’est pour moi sans l’ombre d’un doute celui-ci. De la réalisation au casting en passant par la musique tout dans ce film respire la classe. De mon point de vue le premier film de la saga est inégalé et inégalable et les raisons sont claires. Une suite était inéluctable mais était-elle nécessaire ? Pour moi non !

Le premier film est un film unique et spécial pour diverses raisons et je vais en citer quelques-unes.

Un casting 5 étoiles avec des acteurs class, badass et qui dégagent une grande puissance. De plus ces acteurs ont littéralement donné vie à leurs personnages. Je vois par exemple mal un autre acteur que Schwarzie correspondre autant au personnage de Dutch, idem pour les autres en passant par le predator interprété par feu Kevin Peter Hall. Quel casting impressionnant avec des gros bras et des grandes gueules. De plus l’alchimie entre eux est juste incroyable.

Une réalisation parfaite. John Mc Tiernan fournit ici une de ses meilleures prestations et pourtant le gars a une sacrée filmographie. Le film est puissant, sauvage et avec une tension qui ne baisse jamais. Il a réussi aussi à faire de la forêt un personnage vivant. Elle est omniprésente, étouffante et même terrifiante et là il faut saluer le travail magnifique de Mc Tiernan. A vrai dire elle est un ennemi au même titre que le prédateur. Et à la fin du film si le héros parvient à s’en sortir c’est parce qu’à son tour il réussit à faire de la forêt son allié.

Une musique géniale. Alan Silvestri nous livre ici une œuvre magistrale semblable de mon point de vue au travail remarquable d’un John Williams sur des œuvres majeures comme Indiana Jones, Superman ou les dents de la mer. Qui pourrait donc nier que cette musique est légendaire pour les amateurs du genre ? Elle est reconnaissable entre mille.  

Les conditions de tournage étaient extrêmes et ont sans aucun doute contribué à rendre ce film unique et authentique. Le film s’est tourné en forêt et cela se ressent. Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas tricher et s’il y a un film où cela est manifeste c’est bien ici.

Mais peut-on oublier aussi le travail de l’équipe d’effets spéciaux et des maquilleurs ? Monsieur Stan Winston fait honneur à sa réputation en nous créant un monstre plus vrai que nature. Une créature qui comme le dit Schwarzie dans le film n’a pas une gueule de porte-bonheur. Sans oublier les cadavres dépecés par le prédateur qui sont criants de vérité. Quant aux effets spéciaux ils sont remarquables. Les effets optiques utilisés pour rendre le monstre transparent sont extraordinaires.

Je pourrais citer encore d’autres raisons qui font que ce film est un monument comme notamment les phrases cultes. Je dirai pour résumer que c’est la rencontre entre un metteur en scène doué, des acteurs motivés et charismatiques, un compositeur génial, une équipe d’effets spéciaux compétente, un maquilleur extrêmement doué et une histoire assez originale. Le film est clairement divisé en deux parties. Le début est un « banal » film de guerre comme les années 80 en comptent tant. Un super commando attaque et dégomme un campement de guérilleros. Mais c’est tourné avec classe et l’attaque du camp de  guérilleros est juste jouissive. Le metteur en scène en profite pour montrer la puissance de feu de cette équipe de choc dotée d’un armement incroyable. Après donc avoir accompli sa mission sans aucune perte dans ses rangs, l’équipe se trouve confrontée à une créature puissante, invisible et déterminée à leur faire la peau. L’équipe perd pied peu à peu car confrontée à quelque chose qui dépasse son entendement. De Billy l’indien intrépide qui dit qu’il a la pétoche ce qui surprend ses compagnons, à Mac le grand black qui semblait zen qui pète les plombs suite à la mort de son frère d’armes Blain, de Dillon le cartésien qui sera bien obligé d’admettre qu’il a affaire à un être extraordinaire, à Dutch le chef du commando qui dès la mort de son premier soldat trouve tout ça bizarre, sans oublier Pancho qui bien que gravement blessé à un moment donné ne veut pas être laissé en arrière par peur sans doute d’être confronté à ce monstre aux actes abominables. Tout ceci est bien emmené et permet de progressivement faire monter la tension jusqu’à un final de toute beauté qui voit la créature affronter dans un combat à mort le seul survivant du commando. Un combat sauvage, bestial mais semblable à une partie d’échec. Il n’y a pas à dire ce film sublimé par la réalisation inventive et brillante de John Mc Tiernan tout autant que la musique géniale de Silvestri est un chef d’œuvre.

Evidemment on pouvait se douter qu’il y aurait une suite car une information délivrée dans le premier film pointait dans cette direction. En effet l’un des personnages à savoir Anna raconta dans un moment extrêmement tendu que ces prédateurs se manifestaient quand il faisait chaud et qu’ils s’en prenaient à certains membres de sa communauté. Des gens que l’on trouvait atrocement mutilés au point où le prédateur était appelé par eux « le diable qui se fait des trophées avec les hommes ». Alors je me suis demandé comment faire mieux ou du moins aussi bien que le premier ? La réponse nous l’avons eu avec le deuxième épisode de la saga, c’est impossible. Il est en effet impossible de réunir à nouveau tous les ingrédients qui font du premier film de la saga un film unique. Comment trouver un casting aussi classe, un environnement aussi étouffant et terrifiant que la forêt, un metteur en scène aussi doué que John Mc Tiernan sans oublier que l’effet de surprise ne joue plus. Et donc le second opus bien qu’assez bon est une déception et je ne parlerai même pas des autres films de la franchise dont le désastreux « The Predator » qui est une abomination. Pour ma part si je dois retenir un seul film dans cette saga c’est le premier.  Il est pour ma part l’un de mes films préférés et cela ne changera jamais surtout quand je vois que de nos jours malgré toute la technologie Hollywood n’est plus capable de nous balancer des chefs d’œuvre.  

Quelques liens intéressants : 







jeudi 17 octobre 2019

TERMINATOR





En tant que fan de cinéma je me suis posé des questions sur un certain nombre de sagas de SF tels que Terminator, Predator ou Matrix. Est-ce que les premiers films de ces sagas ne se suffisaient pas eux-mêmes ? Ici je vais aborder le cas de Terminator et par la suite je m’intéresserai aux autres sagas.

Terminator est ce film de science-fiction novateur sorti en 1984 réalisé par le brillant James Cameron et dont la star est l’armoire à glace Arnold Schwarzenegger. Ce film raconte l’histoire d’une guerre du futur entre les humains conduit par une forme de messie appelé John Connor et les machines dirigées par une entité appelée Skynet. Après une longue et sanglante bataille les humains ont réussi à battre les machines. Mauvais perdant Skynet dans un acte désespéré envoie grâce à une machine à voyager le temps, un cyborg dans le passé pour tuer la mère de son ennemi John Connor. John Connor lui envoie un de ses lieutenants appelé Kyle Reese pour tenter de protéger sa mère Sarah Connor. Après plusieurs péripéties Sarah Connor et Reese parviendront à stopper le cyborg mais Reese perdra la vie après avoir eu une brève liaison amoureuse de laquelle elle tombera enceinte. Ainsi Reese s’avéra être le père de John Connor.

Ce film a eu un impact impressionnant à l’époque tout d’abord parce que l’histoire était originale et que le film était sacrément bien fait. Cameron est un brillant metteur en scène, d’une rigueur incroyable et d’une obsession pour la perfection maladive.  Les effets spéciaux très impressionnants avaient choqué plus d’un. Et que dire de cette scène terrifiante pour ne pas dire digne d’un film d’horreur où l’on voit le squelette métallique du cyborg se relever alors que la chair de celui-ci a été entièrement consumée. Je me suis dit qu’après un tel film on pouvait imaginer ce que l’on voulait. Skynet ayant échoué à tuer Sarah Connor, l’histoire devait suivre son cours jusqu’à la défaite finale de Skynet dans le futur. A mon avis Skynet avait abattu ses dernières cartes et la survie de Sarah Connor et donc de John Connor signifiait son inéluctable défaite. Partant de là, pas besoin de faire une suite à moins peut-être de montrer cette guerre du futur. Mais Cameron allait nous pondre une suite qui bien que très belle et disons-le impressionnante est de mon point de vue une erreur et montre une grande incohérence avec l’histoire d’origine.

Dans le premier par exemple Kyle Reese avait dit que Skynet avait perdu la guerre et donc dans un acte désespéré il avait envoyé son modèle le plus avancé de Terminator pour tuer Sarah Connor. John Connor dans un acte désespéré a envoyé Kyle Reese pour protéger sa mère. Je pense que le fait que Connor n’ait envoyé qu’un seul homme pour sauver sa mère montre que soit il est très difficile d’envoyer des gens dans le passé ou que John Connor ne voulait pas envoyer d’autres personnes ce qui auraient pu perturber le cours de l’histoire à moins qu’il ne connaissait déjà l’histoire à savoir que Kyle était son père... Donc de mon point de vue tout avait été réglé dans le passé lors du clash en 1984. De plus Reese a précisé que seule la chair pouvait passer par la machine à voyager dans le temps. Le cyborg du premier ayant pu passer par la machine parce que sur son squelette de métal, il y avait de la peau et de la chair. Comment se fait-il que dans le deux, le T 1000 qui n’a aucune once de chair ait pu voyager dans la machine à voyager le temps ? On pourra me trouver toutes les explications ceci pour moi est une grosse incohérence. Mais nous sommes à Hollywood et toutes les incohérences sont admises apparemment du moment qu’il faut justifier la mise en chantier d’un blockbuster avec un metteur en scène de renom et une immense star planétaire. Donc de mon point de vue le deux sous cette forme-là n’aurait jamais dû exister sinon à rabaisser le premier. Mais n’est-ce pas le but ? Faire passer le premier pour obsolète ?
Je pense que le deux n’est rien d’autres qu’un remake survitaminé du premier et je m’en explique. Skynet envoie un tueur pour « terminer » Sarah Connor et John Connor envoie un protecteur pour sauver sa peau. Ensuite on a encore des courses poursuites impliquant notamment des camions, des voitures, des motos etc… Certains dont moi pensent que Terminator 2 n’est en fait que ce que voulait faire Cameron dès le premier mais il n’avait pas les moyens technologiques. Et donc il a bricolé le premier avec les moyens de bord. Mais au moment de la sortie du deux on voyait émerger les images de synthèse qui offraient des opportunités insoupçonnées et Cameron s’en ait donné à cœur joie lui qui est un amoureux fou des effets spéciaux ! Et on le voit dès le début quand il nous montre un échantillon de la guerre du futur. Paradoxalement cet échantillon renforce ma frustration car je pense que le deux aurait pu se concentrer sur la guerre du futur et nous épargner certaines choses. Dans le fond l’histoire du 2 est la même que celle du un donc de mon point de vue on tourne en rond. Mais plus grave James Cameron a introduit deux idées dangereuses dans ce film à savoir :
·       L’idée que l’on pouvait modifier les lignes temporelles
·       L’idée que Skynet avait la capacité d’envoyer d’autres Terminators et idem pour la résistance
Terminator 3 a donc rebondi sur ces deux idées. On nous apprend ainsi dans le 3 que le jugement dernier est inéluctable et qu’il a été seulement repoussé. Là où dans le premier c’était clair, la défaite de Skynet était actée et l’histoire devait suivre son cours, Cameron a tout remis en question avec le 2. Les suites de ces deux premiers films ne sont que les « enfants illégitimes » de Terminator 2. Je pense par conséquent que cette suite n’était pas nécessaire surtout qu’au final elle n’a fait que compliqué une histoire qui était simple et claire comme de l’eau de roche. Je pense à mon humble avis qu’il aurait fallu se concentrer sur la guerre du futur et là il y aurait eu beaucoup de choses intéressantes à montrer.

Je dirai pour conclure que de mon point de vue le premier Terminator se suffisait parfaitement à lui-même. A la fin du premier on aurait pu tout imaginer. Et tant qu’à faire une suite, il fallait avancer dans l’histoire et montrer par exemple la guerre du futur. Un film épique, long, fou et provoquant un choc comme « Matrix » premier du nom a pu le faire. Alors qu’avec le deux dans la forme actuelle, les possibilités étaient limitées. Terminator 2 est un excellent film mais il y a certaines incohérences avec le premier, incohérences que j’ai soulignées. Je ne doute par conséquent pas de la qualité de ce film mais de son utilité. Cependant j’en conviens les goûts et les couleurs ne se discutent pas et ceci n’est que mon avis de cinéphile.



Transformers

N’ayant rien à faire hier, je me suis dit que j’allais regarder le premier film de la « saga » pour voir. Mal m’en a pris et j’ai eu ...